Voilà ce qu’il répond immédiatement lorsqu’on l’interroge, mais qui êtes-vous Alain HAURICE : « un boug’ simple ! »

Et pourtant quelle carrière ! Celui qui vient, il y a quelques semaines de prendre sa retraite de responsable de production CILAM PLF, a eu une vie toute remplie de défis et de réussites ! Ce toujours jeune homme, en pleine forme et au physique visiblement sportif n’affiche visiblement pas l’âge d’un retraité !

 Découvrez Alain et son histoire !

Une carrière militaire pour devenir sage !

 Originaire de Saint-Denis, c’est un jeune homme turbulent qui arrête sa scolarité en 4e. C’est à l’armée qu’il va s’assagir. Il voulait même y faire carrière mais, en 1976, ce jeune caporal-chef a l’opportunité de faire son entrée à la Cilam et il se laisse tenter ; il ne rempilera donc pas et rejoindra l’entreprise dans laquelle travaillait déjà son père.

 

Une curiosité insatiable !

Il débute sa carrière comme manutentionnaire. Son premier jour, il s’en souvient encore, tellement heureux d’être là qu’il a fallu qu’on l’arrête à la fin de la journée !  

Très curieux il devient ouvrier, ouvrier spécialisé puis se dirige vers la fromagerie traditionnelle avant de rejoindre l’atelier produits laitiers pour devenir responsable d’atelier puis responsable de production. Il a passé ainsi près de 43 ans à la CILAM avec toujours le même plaisir de la découverte.

 

« J’ai été un manager spécial ! »

Alain HAURICE aime l’humain, le contact : « j’adore avoir des gens autour de moi ! ». Il affirme volontiers avoir été un manager spécial conjuguant l’art de se faire respecter tout en respectant les autres ! Il faut dire que sa haute taille et son physique n’incitent pas à le contrarier ! Très sportif, il affiche depuis toujours une silhouette impressionnante conférée par 13 ans de pratique de la boxe française et 5 ans comme entraîneur.

 

Le meilleur outil du manager : l’oreille

Si Alain HAURICE est impressionnant, c’est aussi par son empathie et sa capacité à l’écoute. Ainsi, lorsqu’il voyait qu’un de ses collaborateurs avait un souci, il allait toujours vers lui, recevant ses confidences afin de pouvoir l’aider ensuite : « C’est une grande fierté pour moi d’avoir su aider ceux qui en avaient besoin ! ».  

« Pour moi le meilleur outil du manager c’est l’oreille : la capacité d’écoute. C’est essentiel, on travaille avec des Hommes ! Aujourd’hui on a tendance à tout faire par mail ; mais moi, avant de faire un mail, j’appelle pour expliquer ! » dit Alain qui a toujours su travailler sans même avoir besoin d’ouvrir un agenda !

 

Ses meilleurs souvenirs ?

Lorsqu’il était en fromagerie traditionnelle, il se rappelle avec un sourire l’équipe qu’il avait su créer ! Une équipe dont tous les membres connaissaient leur rôle et bien plus ! En effet, ce groupe était vite devenu davantage que celui de collègues de travail et ils se retrouvaient aussi souvent ensemble pour sortir les week-ends. Ils étaient aussi très solidaires et ils s’étaient même cotisés pour aider un nouvel arrivant à s’installer.

Il se souvient aussi que lorsqu’il travaillait le samedi et le dimanche, le temps que les camions arrivent, il tirait des tourterelles avec ses collègues ou ils allaient faire du moto cross. Il faut dire que c’était une forêt ici, autour de la Cilam !

 

Qu’est-ce qui a le plus changé depuis votre arrivée, mis à part la technologie ?

Bien sûr, tout était manuel au début mais ce n’est pas là que résident les plus grands changements : « ce sont surtout les mentalités de travail qui sont différentes, c’était une autre ambiance, le travail était aussi plus physique. C’est peut-être pour ça qu’il y avait aussi plus d’entraide même si elle existe encore aujourd’hui. Les recrutements sont aussi différents et les personnes sont davantage diplômées pour pouvoir évoluer. »

 

Son plus grand regret ?

Alain HAURICE a été très heureux tout au long de sa carrière et si on lui demande s’il a un regret, il cherche puis trouve enfin : « Un regret ? de ne pas être ambitieux ! je n’aime pas l’échec ni faire des erreurs, j’étais curieux, mon atelier j’en connaissais les moindre des détails, j’avais la possibilité de faire d’autres choses mais je n’ai jamais été ambitieux ! »

 

Sa plus grande tristesse ?

Une ombre passe dans ses yeux, il ne peut évoquer, sans une profonde peine, le souvenir d’un de ses collaborateurs qui était parti d’une tumeur au cerveau à 27 ans.

Sa plus grande joie ?

Alain HAURICE est particulièrement heureux d’avoir su se faire apprécier par tout le monde : « il faut savoir rester positif et je suis toujours arrivé au boulot de bonne humeur quels qu’aient été mes soucis ! Je suis un positif par nature ! »

 

La retraite ?

« Je n’avais jamais pensé à la retraite avant la date ! ». C’est un petit souci de santé qui lui a rappelé son âge même s’il paraît 10 ans de moins. A 62 ans, Alain HAURICE tire sa révérence : « Ça m’a fait un gros pincement au cœur que de partir à la retraite ! Mais c’est le moment de se reposer et profiter encore longtemps ! Je suis content de ma vie, j’ai 4 beaux enfants et 6 petits-enfants ! ».

Mais son 1er jour de retraite, il l’a tout de même employé à aller remercier les 2 entreprises d’Interim avec lesquelles il collaborait pour compléter ses équipes.

 

Et après ?

« J’ai besoin que mon cerveau travaille, j’étais toute la journée en stéréo ! plein de choses à gérer en même temps, alors il va falloir que je comble ça, peut-être avec des mots croisés sur internet !  Mais je ne suis pas inquiet et je suis heureux de retrouver ma femme chaque matin à mes côtés, nous avons toujours eu tant à nous dire ! ». Une seule chose certaine : Il a horreur de la solitude et ne peut pas rester seul !

 

Son message pour ceux qui restent

Ce qu’a envie de dire Alain HAURICE à tous ceux qui travaillent ici : « la CILAM est une très belle entreprise, il faut la préserver et ne pas scier la branche sur laquelle on est assis, il faut arriver avec le sourire et préserver les qualités humaines et… bon vent ! »