Oscar Wilde disait : « La nouvelle génération est épouvantable. J’aimerais tellement en faire partie ! »

Une belle façon de décrire, non sans humour, le conflit interne que connaît chacun d’entre nous. L’ambivalence de cette phrase se retrouve également dans nos relations quotidiennes au travail. Malgré toute la sympathie que nous portons à nos collègues, il faut avouer que parfois nous avons du mal à nous comprendre.

De tout temps, les incompréhensions intergénérationnelles ont existé. Comme il est difficile de collaborer avec une personne qui ne voit pas du tout les choses de la même façon ! Décryptons ces profils générationnels !

Nous avons le « très jeune » de la génération Y, qui reste campé sur sa technologie, qui trouve son aîné rétrograde voire « ringard ». Rebelle face à l’autorité, il a besoin de reconnaissance et d’accomplissement tant professionnellement que personnellement.

Vient ensuite le « moins jeune », de la génération X. Il assume ses responsabilités et recherche le défi. Doté d’une soif d’apprendre et de développement, il se retrouve un peu coincé entre deux générations. Ni trop jeune, ni trop vieux !

Grand revendicateur, « l’ancien » de la génération Baby-boomers a connu l’époque « bénie » où les opportunités offertes par le marché de l’emploi étaient nombreuses… Sa vie professionnelle est malgré tout prioritaire et il respecte l’autorité et les valeurs traditionnelles. Il est sévère envers ses cadets qu’il juge bien souvent immatures et quelque fois même dénués de tout bon sens…

Alors voilà… un bref constat mais nous permettant de faire face à une problématique : comment faire cohabiter tout ce petit monde ?

Peut-être pourrions-nous essayer de nous comprendre en nous disant tout simplement que les problèmes viennent de ce qu’on appelle la « différence ». Au risque de paraître utopiques, tolérance et respect devraient être les maîtres-mots.

Chaque génération a ses atouts. Les plus jeunes peuvent sans conteste se vanter de leur ambition, leur dynamisme, leur connaissance des nouvelles technologies, leur créativité. Mais les anciens n’ont pas à rougir de cela en mettant en avant leur expérience, leur compétence, leur maturité et leur solidité face à la difficulté. Dans un monde idéal, nous pourrions mettre au profit des uns et deux autres nos qualités afin de nous compléter et d’avancer, chacun faisant un pas vers l’autre pour enseigner et pour accepter l’enseignement.

Nous avons beaucoup de choses à apprendre de nos collègues et à nos collègues, quel que soit notre âge ! Ouvrons la porte ! Et contredisons George Orwell qui disait « Chaque génération se croit plus intelligente que la précédente et plus sage que la suivante. »

Le groupe GEX 1